Auteur : Alain-Fournier
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Paillardise : C’est le désir gai. C’est une précaution du rire contre les passions.
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On peut faire du vélo sans se couper les couilles
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On peut défaire n’importe quel bonheur par la mauvaise volonté.
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On peut chanter très bien et ne rien dire ; on peut très bien dire et ne pas chanter.
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On ne discute point de grammaire sans menace.
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On n’a jamais dit, ni écrit, ni pensé qu’à rester peuple on perd son âme.
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On dit que les nouvelles générations seront difficiles à gouverner. Je l’espère bien.
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Je ne sais ce que c’est que vouloir sans faire.
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Nous sommes ainsi bâtis que presque toutes nos émotions sont des malheurs . . .
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Nous respectons la raison, mais nous aimons nos passions.
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Nous nous donnons bien du mal pour fabriquer nos regrets et nos craintes.
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Nous ne nous instruisons que par des fautes inexcusables.
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Nous n’avons pas toujours assez de force pour supporter les maux d’autrui.
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Nous cédons tous à cette manie de deviner ce qui est, au lieu de constater.
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Ne pas se forcer à penser ; mais noter aussitôt chaque pensée qui se propose.
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M’est avis, donc, que le bonheur intime et propre n’est point contraire à la vertu.
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Ma grande objection à l’argent, c’est que l’argent est bête.
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L’ombre d’un arbre exprime aussi l’azimuth et la hauteur du soleil . . .
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L’oisiveté est mère de tous les vices, mais de toutes les vertus aussi.
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L’intelligence, c’est ce qui dans un homme reste toujours jeune.
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L’inspiration ne se dit point ; c’est l’oeuvre qui la dit.
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L’individu n’est que la moitié d’un homme.
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L’homme qui ne fait rien n’aime rien.
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L’homme qui lit est un homme sauvé.
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L’homme pense son propre chant, et ne pense rien d’autre.
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L’homme n’est heureux que de vouloir et d’inventer.
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L’homme juste produit la justice hors de lui parce qu’il porte la justice en lui.
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L’histoire est un grand présent, et pas seulement un passé.
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L’histoire est composée de ce que les hommes font contre leur propre génie.
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Les vices ne sont que des vertus à mi-chemin.
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Les temps sont courts à celui qui pense, et interminables à celui qui désire.