Auteur : Albert Camus
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L’homme est la créature qui, pour affirmer son être et sa différence, nie.
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L’homme est du bois dont on fait les bûchers.
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L’homme est ainsi, cher monsieur, il a deux faces : il ne peut pas aimer sans s’aimer.
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L’homme absurde multiplie encore ici ce qu’il ne peut unifier.
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L’homme a deux faces : il ne peut pas aimer sans s’aimer.
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L’héroïsme est peu de chose, le bonheur est plus difficile.
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Les vrais artistes ne méprisent rien ; ils s’obligent à comprendre au lieu de juger.
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Gouverner, c’est voler, tout le monde sait ça.
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Le plus haut des tourments humains est d’être jugé sans loi.
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Heureusement, l’excès de la jouissance débilite l’imagination comme le jugement.
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Les bons gouvernements sont les gouvernements où rien ne se passe.
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Le pouls devient filiforme et la mort survient à l’occasion d’un mouvement insignifiant.
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Il faut créer le bonheur pour protester contre l’univers du malheur.
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Le monde est beau, et hors de lui, point de salut.
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Le mensonge n’est jamais innocent.
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Comprendre le monde pour un homme, c’est le réduire à l’humain.
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Il faut savoir se prêter au rêve lorsque le rêve se prête à nous.
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La violence qu’on se fait pour demeurer fidèle à ce qu’on aime ne vaut guère mieux qu’une infidélité.
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Il n’est rien de si avantageux chez un homme qu’un naturel indulgent.
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La révolte est l’une des dimensions essentielles de l’homme.
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La plupart effectuaient des pèlerinages délicats aux lieux où ils avaient souffert.
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La pensée d’un homme est avant tout sa nostalgie.
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La nature a horreur des trop longs miracles.
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Créer, c’est ainsi donner une forme à son destin.
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Il ne suffit pas de vivre, il faut une destinée, et sans attendre la mort.
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Il n’est guère de passion sans lutte.
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Je ne connais qu’un seul devoir, et c’est celui d’aimer.
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Il y a un but, mais il n’existe aucun chemin qui y mène.
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Il n’est pas une vérité qui ne porte avec elle son amertume.
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C’est au moment du malheur qu’on s’habitue à la vérité, c’est-à-dire au silence.
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Créer, c’est aussi donner une forme à son destin.