Auteur : Anne Barratin
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C’est une ivresse d’être mère, une dignité d’être père.
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Aimer ! c’est voir en beau, sentir en large, juger en grand.
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On se crée des amis comme on fait des dettes, sans en comprendre toute l’importance.
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On peut être gauche sans être naïf, et bon enfant sans être bête.
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On peut détester sans haine, comme on peut aimer sans tendresse.
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On ne juge ni dans l’amour ni dans la haine.
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On n’a souvent pas de raison pour aimer ; ayons-en pour croire !
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On est bête d’emblée, et même avec enthousiasme.
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Avec un certain idéal, on est poète ; avec trop d’idéal, on est fou.
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Nul oiseau voyageur ne traverse le ciel aussi vite qu’un élan d’amour.
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Ne jongle pas avec le bonheur, il se brise.
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L’innocence provoque plus de respect, le repentir plus d’admiration.
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L’esprit a besoin de problèmes, le cœur de secrets.
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Les préjugés marchent en troupeaux, comme les bêtes.
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Les extravagances de l’amour ne sont pas une preuve de sa force, mais de son délire.
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Le souvenir fait tous les métiers : il insulte, il caresse, il honore, il blâme.
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Le mot est le bateau dans lequel l’idée navigue.
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Douter de l’ami, c’est l’outrager ; douter de l’amant, c’est le connaître.
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Faire ce qu’on veut, ce n’est agréable que si quelqu’un veut vous en empêcher.
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Jeunes ailes, osez ! vous êtes dans l’âge.
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Dans la bêtise on s’arrête rarement en chemin.
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C’est savoir aimer que de savoir dire la vérité.
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Avoir de l’ordre et l’apprendre aux hommes, c’est les aimer.
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Les fleurs de l’amour sont rouges : est-ce pudeur, honte ou glorification?
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L’amitié n’est pas un soleil, c’est une jolie lune qui éclaire surtout le soir de la vie.