Auteur : Charles Baudelaire
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Plonger au fond du gouffre, Enfer ou Ciel, qu’importe ?
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Peu d’hommes ont le droit de régner, car peu d’hommes ont une grande passion.
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On ne peut oublier le temps qu’en s’en servant.
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Une belle idée qui n’aboutit pas vaut mieux qu’une mauvaise qui voit le jour.
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O toison, moutonnant jusque sur l’encolure !
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O Satan, prends pitié de ma longue misère !
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Ne cherchez plus mon cœur, les bêtes l’ont mangé.
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Mon âme voyage sur le parfum comme l’âme des autres hommes sur la musique.
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Michel-Ange, lieu vague où l’on voit des Hercules . . .
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Ma jeunesse ne fut qu’un ténébreux orage, – Traversé çà et là par de brillants soleils.
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L’imagination est la reine du vrai, et le possible est une des provinces du vrai.
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Les morts, les pauvres morts ont de grandes douleurs.
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Les vrais voyageurs sont ceux-là qui partent pour partir.
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Les nations n’ont de grands hommes que malgré elles – comme les familles.
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Les peuples adorent l’autorité.
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Les prêtres sont les serviteurs et les secrétaires de l’imagination.
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Les ténèbres vertes dans les soirs humides de la belle saison.
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La vraie musique suggère des idées analogues dans des cerveaux différents.
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Les hommes sont conduits plutôt par le désir aveugle que par la raison.
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Il n’y a de long ouvrage que celui qu’on n’ose pas commencer. Il devient cauchemar.
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Les charmes de l’horreur n’enivrent que les forts.
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Léonard de Vinci, miroir profond et sombre . . .
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Le stoïcisme, religion qui n’a qu’un sacrement : le suicide !
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Je comprends qu’on déserte une cause pour savoir ce qu’on éprouvera à en servir une autre.
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Le rire est satanique, il est donc profondément humain.
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Il n’y a pas de hasard dans l’art non plus qu’en mécanique.
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Le poète est semblable au prince des nuées.
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Le parfums, les couleurs et les sons se répondent.
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Le navire roulait sous un ciel sans nuages, – Comme un ange enivré de soleil radieux.
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Le diable, je suis bien obligé d’y croire, car je le sens en moi !
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Le dessin arabesque est le plus spiritualiste des dessins.