Auteur : Platon
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C’est la vraie marque d’un philosophe que le sentiment d’étonnement.
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Ceux qui ont créé les mots croyaient au délire.
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Il y a en chacun de nous des calculs que nous nommons espérance.
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Il faut aller à la vérité avec toute son âme.
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Chacun, parce qu’il pense, est seul responsable de la sagesse ou de la folie de sa vie, c’est-à-dire de sa destinée.
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Le poste où l’on s’est soi-même placé, dans la pensée qu’il était le meilleur, ou qu’il nous était assigné par un chef, il faut y demeurer et en courir les risques sans tenir compte de la mort ni de rien d’autre sinon du déshonneur.
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L’opinion est quelque chose d’intermédiaire entre la connaissance et l’ignorance.
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L’un des préjudices d’avoir refusé de prendre part à la vie politique est que vous finissez par être gouverné par vos subordonnés.
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Ce n’est pas de vivre selon la science qui procure le bonheur ; ni même de réunir toutes les sciences à la fois, mais de posséder la seule science du bien et du mal.
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Le philosophe babille le bec en l’air.
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L’excès de liberté ne peut tourner qu’en excès de servitude pour un particulier aussi bien que pour un état.
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Existe-t-il plaisir plus grand ou plus vif que l’amour physique ? Non, pas plus qu’il n’existe plaisir plus déraisonnable.
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Touché par l’amour, tout homme devient poète.
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La justice de l’intelligence est la sagesse. Le sage n’est pas celui qui sait beaucoup de choses, mais celui qui voit leur juste mesure.
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Si l’on interroge bien les hommes, en posant bien les questions, ils découvrent d’eux-mêmes la vérité sur chaque chose.
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La perversion de la cité commence par la fraude des mots.
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On ne comprend pas ce qu’est la science de la chaussure, quand on ne comprend pas ce qu’est la science.
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L’âme trouve son repos en dormant peu, le coeur dans le peu d’inquiétudes et la langue dans le silence.
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Il ne dépend que de nous de suivre la route qui monte et d’éviter celle qui descend.
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La faim est un nuage d’où il tombe une pluie de science et d’éloquence. La satiété est un autre nuage qui fait pleuvoir une pluie d’ignorance et de grossièreté.
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Le sage parle parce qu’il a quelque chose à dire, le fou parce qu’il a à dire quelque chose.
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Les vrais philosophes s’exercent à mourir, et ils sont, de tous les hommes, ceux qui ont le moins peur de la mort.
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La réalité est à la fois multiple et une, et dans sa division elle est toujours rassemblée.
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Le principal est que personne, homme ou femme, ne se trouve sans un gardien, placé au-dessus de lui, et que personne ne s’habitue à agir de sa propre initiative, au sérieux ou pour rire.
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Le corps est le tombeau de l’âme.
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Y a-t-il pour toi un plaisir plus grand et plus vif que le plaisir des choses de l’amour ?
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Si on veut connaître un peuple, il faut écouter sa musique.
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La vie est, en quelque sorte, un pèlerinage.
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C’est la vraie marque d’un philosophe que le sentiment d’étonnement.
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La vie est un court exil.