Catégorie : Condition humaine
w
Sans l’idée du suicide, je me serais tué depuis toujours.
w
Rien ne saurait justifier le fait de vivre.
w
Nous sommes tous obligés, pour rendre la réalité supportable, d’entretenir en nous quelques petites folies.
w
Notre caractère est déterminé par l’absence de certaines expériences plus encore que par celles que l’on fait.
w
Nos dégoûts ? – Détours du dégoût de nous-mêmes.
w
L’ironie est la mort de la métaphysique.
w
L’idée du suicide est l’idée la plus tonique qui soit.
w
L’homme est bien insensé. Il ne saurait forger un ciron (moustique) et forge des Dieux à douzaines.
w
L’essentiel n’a jamais exigé le moindre talent.
w
L’amour et la concorde sont à l’évidence une réalité exceptionnelle.
w
La musique, ce moyen d’expérimenter l’opus metaphysicum.
w
La musique est le refuge des âmes ulcérées par le bonheur.
w
L’espoir est une vertu d’esclaves.
w
ce grand triste (en parlant du Diable) est un rebelle qui doute.
w
Les larmes ne sont chaudes que dans la solitude.
w
Les doctrines passent – les anecdotes demeurent.
w
Le plus grand exploit de ma vie c’est d’être encore en vie.
w
La peur est une mort de chaque instant.
w
La vie inspire plus d’effroi que la mort : c’est elle qui est le grand inconnu.
w
Je veux mourir mais je regrette de le vouloir.
w
Je donnerais tous les paysages du monde pour celui de mon enfance.
w
Elle ne voulait rien voir de vivant…
w
L’art d’aimer ? C’est savoir joindre à un tempérament de vampire la discrétion d’une anémone.
w
Créer une littérature c’est créer une prose.
w
C’est le fait d’un vaniteux que de grossir ses malheurs.
w
Cette vie est un hôpital où chaque malade est possédé du désir de changer de lit.
w
Avant d’être une erreur de fond, la vie est une faute de goût que la mort ni même la poésie ne parviennent à corriger.
w
Dans l’anxiété et l’affolement, le calme soudain à la pensée du foetus qu’on a été.
w
À quoi bon fréquenter Platon, quand un saxophone peut aussi bien nous faire entrevoir un autre monde ?
w
Aimer c’est toujours se soumettre à la claire nudité d’un silence. C’est toujours s’effacer.
w
Aimer, c’est se réjouir.