Auteur : André Breton
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La poésie se fait dans un lit comme l’amour. Ses draps défaits sont l’aurore des choses.
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C’est d’un élan tout intuitif que j’ai opté en amour pour la forme passionnelle et exclusive.
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Un mot et tout est sauvé – Un mot et tout est perdu.
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Le merveilleux est toujours beau, il n’y a même que le merveilleux qui soit beau.
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L’intraitable manie qui consiste à ramener l’inconnu au connu, au classable, berce les cerveaux.
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Les dons les plus précieux de l’esprit ne résistent pas à la perte d’une parcelle d’honneur.
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Les accidents du travail, nul ne contredira, sont plus beaux que les mariages de raison.
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Le plus beau présent de la vie est la liberté qu’elle vous laisse d’en sortir à votre heure.
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L’art à tort tant décrié de brûler la chandelle par les deux bouts …
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L’amour est toujours devant vous. Aimez !
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L’acte d’amour et l’acte de poésie sont incompatibles avec la lecture du journal à haute voix.
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La pornographie, c’est l’érotisme des autres.
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Je cherche l’or du temps.
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Est-il vrai que l’au-delà, tout l’au-delà soit dans cette vie?
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Errez, à vos côtés viendront se fixer les ailes de l’augure.
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coïncidences – Véritables fanaux dans la nuit du sens.
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Chère imagination, ce que j’aime surtout en toi, c’est que tu ne pardonnes pas.
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Ceux qui disent m’avoir connu doivent se tromper. Ils ajoutent même qu’ils m’avaient cru mort.
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C’est l’univers qui doit être interrogé tout d’abord sur l’homme et non l’homme sur l’univers.
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Ce que j’ai aimé un jour, que je l’aie gardé ou non, je l’aimerai toujours.
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Aucune vérité ne mérite de demeurer exemplaire.
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Aucune règle n’existe, les exemples ne viennent qu’au secours des règles en peine d’exister.
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Au départ il ne s’agit pas de comprendre mais bien d’aimer.
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La seule imagination me rend compte de ce qui peut être, et c’est assez pour lever un peu le terrible interdit.
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Le moindre de mes soucis est de me trouver conséquent avec moi-même. . .
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Le désir, seul ressort du monde, le désir, seule rigueur que l’homme ait à connaître.
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Je demande, pour ma part, à être conduit au cimetière dans une voiture de déménagement.
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Deux mains qui se cherchent c’est assez pour le toit de demain.
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L’homme, ce rêveur définitif.
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Il semble que de toutes parts la civilisation bourgeoise se trouve plus inexorablement condamnée du fait de son manque absolu de justification poétique.
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Il s’agit de ne pas, derrière soi, laisser s’embroussailler les chemins du désir.