Auteur : Andrée Chedid
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Je revenais des autres chaque fois guéri de moi.
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A te vivre, je déborde de silence et de sel.
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Le roman prend corps pour ensuite se vêtir. Prenant âme ; la poésie demeure nue.
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Le bonheur individuel se doit de produire des retombées collectives, faute de quoi, la société n’est qu’un rêve de prédateur.
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La poésie est naturelle. Elle est l’eau de notre seconde soif.
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Quelque part existe le visage de notre terre. Qui nous dira son nom ?