Auteur : Boris Cyrulnik
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L’évolution ne connait pas la marche arrière.
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Le miracle, quand on le taquine, il répond, il existe.
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Le libertinage, cet art de rester soi dans sa relation à autrui.
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Le hasard ne joue que dans un cadre étroit des possibles.
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L’amour permet de se déployer comme une existence neuve.
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La vie sociale est chosification et objectivité, ou en d’autres termes, anonymat et inertie.
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La noblesse aurait subsisté si elle s’était plus occupée des branches que des racines.
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Il est vulgaire de claironner des dogmes au milieu des âges vulgaires.
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Dans notre culture, on encourage l’enfant blessé à faire une carrière de victime.
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L’amour n’est pas un lien, c’est une révélation.
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Le paradoxe de la condition humaine, c’est qu’on ne peut devenir soi-même que sous l’influence des autres.
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On paie la neutralisation de l’angoisse par l’acquisition de l’intolérance.
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Permettre une montée en référence de l’être plutôt que de l’avoir.
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On peut très bien ne pas vivre sans être mort.
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On parle de sciences humaines, comme s’il pouvait y avoir des sciences inhumaines !
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Nous habitons un monde interprété par d’autres où il nous faut prendre place.
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Moins on a de connaissances, plus on a de convictions.
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L’identification aliénante est à l’origine de l’identité de chacun.
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Dans la plupart des cultures, on est coupable d’être une victime.