Auteur : Charles Cros
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Elles ne sont vraiment pas belles – Les personnes qui ont raison.
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Mes souvenirs sont si nombreux – Que ma raison n’y peut suffire.
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L’oubliance est douce.
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Vivre tranquille en sa maison, – Vertueux, ayant bien raison, – Vaut autant boire du poison.
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Sidonie a plus d’un amant – C’est une chose bien connue – Qu’elle avoue, elle, fièrement.
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Le vin qui coule des pressoirs – Est moins traître que ces yeux noirs.
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L’automne fait les bruits froissés – De nos tumultueux baisers…
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L’amour m’ouvrit ses paradis – Et l’étreinte de ses panthères.
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La lettre jaunie où mon aïeul respectable – A mon aïeule fit des serments surannés.
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Je suis un homme mort depuis plusieurs années; – Mes os sont recouverts par les roses fanées.
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Je n’ai d’argent qu’en mes cheveux.
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Il est loin le temps des aveux – Naïfs, des téméraires vœux !
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Tout cela vaut bien mieux que d’aller au café.
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On meurt d’avoir dormi longtemps – Avec les fleurs, avec les femmes.
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Les mots morts, les nombres austères – Laissaient mes espoirs engourdis.
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Le temps veut fuir, je le soumets.
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J’ai voulu tout voir, tout avoir. Je me suis trop hâté de vivre.
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Car le Beau – Que je rêve, avant le tombeau, – M’aura fait des heures sereines.