Auteur : Christian Bobin
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Je lui parle en souriant, comme il convient de parler à ceux que l’on aime.
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Il y a une pureté du mal, une lumière du noir.
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Il vaut mieux faire peu de choses et bien les savourer. On s’habitue si vite.
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il n’y a pas de saints. Il n’y a que de la sainteté. La sainteté c’est la joie.
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Il nous manque d’aller dans notre vie comme si nous n’y étions plus …
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il ne faut jamais faire de littérature, il faut écrire et ce n’est pas pareil …
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Faire trop longtemps la même chose, au même endroit, à la même heure, cela rend vieux.
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être infidèle à soi-même pour mieux rester fidèle à la vie dans notre vie.
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écrire c’est ne rien oublier de ce que le monde oublie.
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mon Dieu, protégez-nous de la perfection, délivrez-nous d’un tel désir.
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Ecrire comme on taille une branche pour en extraire la flèche qu’elle promettait.
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Dans les choses que nous voulons il y a toujours plus que les choses elles-mêmes.
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Comment se quitter soi-même – ce qui serait la seule manière de tout quitter.
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cette plus haute forme de la connaissance: le rêve, l’adoration du silence.
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Celui qui donne la mort, c’est qu’il est déjà mort. Celui qui tue, c’est par manque d’air.
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Ce sont les noms qui font peur. Les choses sans les noms ce n’est rien, pas même des choses.
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Ce qu’on pressent d’une chose est bien plus éprouvant que la chose elle-même.
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Celui qui parle est sans absence.
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Ce qui ne sert à rien sert à tellement de choses.
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Ce qui ne peut danser au bord des lèvres – s’en va hurler au fond de l’âme.
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ce qui est impossible à comprendre est tellement simple à vivre.
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Ce qui est blessé en nous demande asile aux plus petites choses de la terre et le trouve.
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Ce ne sont pas les histoires qui importent, mais le ton sur lequel elles sont racontées.
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Assez seul pour ne plus l’être jamais.
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je cherche matière de louange partout, même dans le pire.
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Votre vie quotidienne est votre temple et votre religion. Lorsque vous y entrez prenez-y tout votre être.
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Vivez les rêves que la vie vous défie de rêver.
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Son nom aimé devient celui auquel tous restent suspendus sous peine de n’être rien.
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Etre vivant, c’est être vu, entrer dans la lumière d’un regard aimant.
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Rien n’est plus contagieux que la liberté.
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Quand les mystères sont malins, ils se cachent dans la lumière.