Auteur : Georges Clemenceau
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La vraie amitié sait être lucide quand il faut, aveugle quand elle doit.
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Ne craignez jamais de vous faire des ennemis ; si vous n’en avez pas , c’est que vous n’avez rien fait.
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Commandant Esterhazy, vous avez votre cartouche dum-dum pour le coup de grâce?
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C’est bien pratique, quand je pète c’est lui qui pue.
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Ca ne fait pas un Français en moins, mais une place à prendre.
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Une vie est une oeuvre d’art, il n’y a pas de plus beau poème que vivre pleinement.
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Toute tolérance devient à la longue un droit acquis.
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Quand on est deux, il y en a toujours un qui pourrit l’autre.
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Quand on a du caractère, il est toujours mauvais.
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Pour mes obsèques, je ne veux que le strict nécessaire, c’est-à-dire moi.
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Politique intérieure? Je fais la guerre. Politique étrangère? Je fais la guerre.
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On reconnaît un discours de Jaurès au fait que tous les verbes sont au futur.
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Non ! non ! pas de noir sur Monet. Le noir n’est pas une couleur.
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Il n’y a pas de repos pour les peuples libres ; le repos, c’est une idée monarchique.
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Ce n’est pas à la possession des biens qu’est attaché le bonheur, mais à la faculté d’en jouir. Le bonheur est une aptitude.
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Tout le monde peut faire des erreurs et les imputer à autrui: c’est faire de la politique.
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On ne subit pas le salut. On le fait.
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Nous ne faisons qu’une imprudence dans notre vie, mais elle est de taille: c’est de naître.
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Même quand j’aurai un pied dans la tombe, j’aurai l’autre dans le derrière de ce voyou.
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Les femmes vivent plus longtemps que les hommes, surtout quand elles sont veuves.
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Le plus beau moment de l’amour, c’est quand on monte l’escalier.
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Le gouvernement sème des fonctionnaires et le contribuable récolte des impôts.
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L’Angleterre est une ancienne colonie française qui a mal tourné.
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La tolérance ! la tolérance ! Il y a des maisons pour cela.
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La métaphysique est en l’air. – Nous ne pouvons que l’y laisser.
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La démocratie se doit d’être une création continue.
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La France, pays où il est souvent utile de montrer ses vices, et toujours dangereux de montrer ses vertus.
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La mort n’est qu’un mouvement allant de la demeure de ce monde à la demeure de l’éternité ; la mort n’est pas la fin de la vie.
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La vanité humaine est si grande que le plus ignorant croit avoir besoin d’idées.
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Le monopole, c’est le dogme.
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Les optimistes pensent que nous vivons dans le meilleur des mondes possibles, les pessimistes en sont intimement persuadés.