Auteur : Jean-Jacques Rousseau
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Le sauvage vit en lui-même ; l’homme sociable toujours hors de lui ne sait vivre que dans l’opinion des autres.
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L’émeute qui fini par étrangler ou détrôner un sultan est un acte aussi juridique que ceux par lesquels il disposait la veille des vies et des biens de ses sujets.
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Les choses les plus difficiles à confesser ne sont pas les crimes, mais les actes ridicules et honteux.
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Insensés qui vous plaignez sans cesse de la nature, apprenez que tous vos maux vous viennent de vous.
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Les esclaves perdent tout dans leurs fers, jusqu’au désir d’en sortir.
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Les climats, les saisons, les sons, les couleurs, l’obscurité, la lumière, les éléments, les aliments, le bruit, le silence, le mouvement, le repos, tout agit sur notre machine, et sur notre âme.
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Oserais-je exposer ici la plus grande, la plus importante, la plus utile règle de toute l’éducation ? Ce n’est pas de gagner du temps, c’est d’en perdre.
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Il ne faut rien accorder aux sens quand on veut leur refuser quelque chose.
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Nos premiers maîtres de philosophie sont nos pieds, nos mains, nos yeux. Substituer des livres à tout cela, ce n’est pas nous apprendre à raisonner, c’est nous apprendre à nous servir de la raison d’autrui.
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Quand on veut honorer les gens, il faut que ce soit à leur manière, et non pas à la nôtre.
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L’homme qui a le plus vécu n’est pas celui qui a compté le plus d’années, mais celui qui a le plus senti la vie.
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Tout est bien sortant des mains de l’Auteur des choses, tout dégénère entre les mains de l’homme.
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La tempérance et le travail sont les meilleurs médecins de l’homme.
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Vous oubliez que les fruits sont à tous et que la terre n’est à personne.
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Jamais on ne corrompt le peuple, mais souvent on le trompe.
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Ce sont presque toujours de bons sentiments mal dirigés qui font faire aux enfants le premier pas vers le mal.
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Je ne puis me persuader que, pour avoir raison, on soit indispensablement obligé de parler le dernier…
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L’état de réflexion est un état contre nature et que l’homme qui médite est un animal dépravé…
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C’est pour parvenir au repos que chacun travaille ; c’est encore la paresse qui rend laborieux.
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Le monde de la réalité a ses limites ; le monde de l’imagination est sans frontières.
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Le plus fort n’est jamais assez fort pour être toujours le maître, s’il ne transforme sa force en droit et l’obéissance en devoir.
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La conscience est à l’âme ce que l’instinct est au corps ; qui la suit obéit à la nature et ne craint point de s’égarer.
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La nature a fait l’homme heureux et bon, mais la société le déprave et le rend misérable.
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La violence de la femme est dans ses charmes.
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Les gouvernements qui se conduisent le mieux sont ceux dont on parle le moins.
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Mentir, c’est cacher une vérité que l’on doit manifester.
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La misère ne consiste pas dans la privation des choses, mais dans le besoin qui s’en fait sentir.
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L’âme se proportionne insensiblement aux objets qui l’occupent, et ce sont les grandes occasions qui font les grands hommes.
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Il y a souvent plus de stupidité que de courage dans une constance apparente.
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L’âme résiste bien plus aisément aux vives douleurs qu’à la tristesse prolongée.
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L’intelligence humaine a ses bornes : et non seulement un homme ne peut pas tout savoir, il ne peut pas même savoir en entier le peu que savent les autres hommes.