Auteur : Jean-Jacques Rousseau
w
Le bonheur c’est un bon compte en banque, une bonne cuisinière et une bonne digestion.
w
Ce n’est pas ce qui est criminel qui coûte le plus à dire, c’est ce qui est ridicule et honteux.
w
On a de tout avec l’argent, hormis des coeurs et des bons citoyens.
w
Les hommes ne sont point faits pour être entassés en fourmilières mais épars sur la terre qu’ils doivent cultiver. Plus ils se rassemblent, plus ils se corrompent. Les villes sont le gouffre de l’espèce humaine.
w
Vous ne parviendrez jamais à faire des sages si vous ne faites d’abord des polissons.
w
O vertu, science sublime des âmes simples, faut-il donc tant de peines et d’appareils pour te connaître ?
w
L’homme civil veut que les autres soient contents de lui, le solitaire est forcé de l’être lui-même ou sa vie lui est insupportable.
w
La pitié est un sentiment naturel qui, modérant dans chaque individu l’activité de l’amour de soi-même, concourt à la conservation mutuelle de toute espèce.
w
Les têtes se forment sur les langages, les pensées prennent la teinte des idiomes, l’esprit, en chaque langue, a sa forme particulière.
w
La conscience est la voix de l’âme, les passions sont la voix du corps.
w
L’estime de soi-même est le plus grand mobile des âmes fières.
w
L’impulsion du seul appétit est esclavage, l’obéissance à la loi qu’on s’est prescrite est liberté.
w
Je ne sais point apprendre à vivre, à qui ne songe qu’à s’empêcher de mourir.
w
Les idées générales et abstraites sont la source des plus grandes erreurs des hommes.
w
L’âme du gourmand est toute dans son palais.
w
Il est contre l’ordre naturel que le grand nombre gouverne et que le petit soit gouverné.
w
L’excès du vin dégrade l’homme, aliène au moins sa raison pour un temps, et l’abrutit à la longue. Mais enfin le goût du vin n’est pas un crime ; il en fait rarement commettre ; il rend l’homme stupide et non pas méchant.
w
Si jamais la vanité fit quelque heureux sur la terre, à coup sûr cet heureux-là n’était qu’un sot.
w
Le bonheur est un état permanent qui ne semble pas fait ici-bas pour l’homme.
w
Le contentement se lit dans les yeux, dans le maintien, dans l’accent, dans la démarche, et semble se communiquer à celui qui l’aperçoit.
w
La source du vrai bonheur est en nous, et il ne dépend pas des hommes de rendre vraiment misérable celui qui sait vouloir être heureux.
w
On ne rit pas pour rire mais pour être applaudi.
w
C’est l’imagination qui étend pour nous la mesure des possibles, et nourrit les désirs par l’espoir de les satisfaire.
w
Il n’y a point de bonheur sans courage, ni de vertu sans combat.
w
Les citoyens d’un même Etat, les habitants d’une même ville ne sauraient vivre toujours seuls et séparés.
w
L’enfance a des manières de voir, de penser, de sentir qui lui sont propres ; rien n’est moins sensé que d’y vouloir substituer les nôtres.
w
Combien mérite de mépris et de haine tout homme qui abuse, pour le malheur du genre humain, du génie et des talents que lui donna la nature !
w
Le coeur s’attendrit plus volontiers à des maux feints qu’à des maux véritables.
w
J’appelle éducation positive ce qui tend à former l’esprit avant l’âge, et à donner à l’enfant la connaissance des devoirs de l’homme.
w
Combien de vertus apparentes cachent souvent des vices réels ! Le sage est sobre par tempérance, le fourbe l’est par fausseté.
w
Ce n’est pas d’argent seulement qu’ont besoin les infortunés.