Auteur : Louis-Ferdinand Céline
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Presque tous les désirs du pauvre sont punis de prison.
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Que fait-on dans la rue, le plus souvent ? On rêve.
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Si les gens sont si méchants, c’est peut-être seulement parce qu’ils souffrent.
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Si on se laissait aller à aimer les gens gentils, la vie serait atroce.
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L’amour est absence de choix.
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Tout homme qui possède son alphabet est un écrivain qu’il ne faut pas méconnaître.
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Et puis sans milliards qu’espérer ! Rigoler un peu tout au plus.
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L’expérience est une lanterne qui n’éclaire que celui qui la porte.
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Etre seul c’est s’entraîner à la mort.
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L’amour c’est l’infini à la portée des caniches.
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On est puceau de l’Horreur comme on l’est de la volupté.
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L’amour, cet infini à la portée des caniches.
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La plupart des gens ne meurent qu’au dernier moment ; d’autres commencent et s’y prennent vingt ans d’avance et parfois davantage. Ce sont les malheureux de la terre.
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Le tout c’est qu’on s’explique dans la vie. A deux on y arrive mieux que tout seul.
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Les enfants c’est comme les années, on ne les revoit jamais.
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Le mensonge, ce rêve pris sur le fait, et seul amour des hommes.
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Quand on est aimé, on ne doute de rien. Quand on aime, on doute de tout.
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C’est des hommes et d’eux seulement qu’il faut avoir peur, toujours.
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Le peuple, il n’a pas d’idéal, il n’a que des besoins.
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L’histoire ne repasse pas les plats.
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On ne meurt pas de dettes, on meurt de ne plus pouvoir en faire.
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On ne se méfie jamais assez des mots.
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C’est l’émotion qui me bouleverse, me déconcerte, me coupe l’effet.
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L’âme, c’est la vanité et le plaisir du corps tant qu’il est bien portant.
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Le ventre des femmes recèle toujours un enfant ou une maladie.
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Ma nuit à moi, ce cercueil.
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On perd la plus grande partie de sa jeunesse à coup de maladresses.
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Dis à la Joconde qu’elle monte ! . . . les hommes faut qu’elle vous fasse les brêmes !
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L’amour c’est l’infini mis à la portée des caniches.
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Les grandes œuvres sont celles qui réveillent notre génie.
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Nous vivions un grand roman de geste’, dans la peau de personnages fantastiques.