Auteur : Maurice Blanchot
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Tout art tire son origine d’un défaut exceptionnel.
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L’avenir est rare, et chaque jour qui vient n’est pas un jour qui commence.
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La réponse est le malheur de la question.
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La lecture est un bonheur qui demande plus d’innocence et de liberté que de considération.
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La banalité est faite d’un mystère qui n’a pas jugé utile de se dénoncer.
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Ecrire, serait-ce devenir lisible pour chacun et, pour soi-même, indéchiffrable?
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Dans les périodes dites heureuses, seules les réponses semblent vivantes.
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Chaque fois que tu oublies, c’est la mort que tu te rappelles en oubliant.
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L’art nous offre des énigmes, mais par bonheur aucun héros.
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Qui séjourne auprès de la négation ne peut se servir d’elle.
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Pour écrire, il faut déjà écrire.
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Il faut tout dire. La première des libertés est la liberté de tout dire.
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Penser est désormais ce pas toujours à porter en arrière.
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On n’échappe pas au spectacle du bonheur.
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L’oubli détient le pouvoir et le sens du secret.
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Lorsque tu affirmes, tu interroges encore.
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L’état mourant dans lequel on se trouve quand on ne peut vivre sans untel défini l’amour.
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Le risque de se livrer à l’inessentiel est lui-même essentiel.
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Le rêve est le semblable qui renvoie éternellement au semblable.
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Le pourrissement de l’attente, l’ennui.
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Là où la légèreté est donnée, la gravité ne manque pas.