Auteur : Maurice Chapelan
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Les œuvres qui ne survivent pas n’ont pas vécu.
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Ce qu’un homme a de plus indécent à montrer : ses rêves.
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Vous êtes un idiot en trois lettres et je vous dis zut en cinq.
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L’absence est un arsenic: un peu fortifie l’amour, beaucoup le tue.
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La religion est la fausse monnaie du désespoir.
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J’ai toujours été dévoré d’une ambition terrible: me plaire.
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Il y a les femmes avec qui on fait l’amour et celles avec qui l’on parle.
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Il y a des abandons loyaux et des fidélités qui trahissent.
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Feindre de croire un mensonge est un mensonge exquis.
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Entre amants, le tact est de savoir en manquer.
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Ceux qui ne font pas l’amour ont mauvaise conscience et voudraient la coller à ce qui le font.
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Un pessimisme n’est jamais déçu.
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Tout le monde est opportuniste mais chacun ne le sait être avec opportunité.
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Savoir vieillir est facile : on n’a plus l’embarras du choix.
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Religion : dernier refuge de l’amour de soi.
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Que d’hommes ne se connaissent pas d’autre raison de vivre que la peur de mourir !
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Le mariage a sa graisse, où l’on s’enlise.
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Ennui. Un désert qui me traverse.
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La dernière illusion est de croire qu’on les a toutes perdues.
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La gloire. Les petits la veulent bavarde ; les grands l’acceptent muette.
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Jeune, on pense à la mort sans l’attendre ; vieux, on l’attend sans y penser.
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Instruction : des pierres dans un sac. – Culture : une graine dans un pot.
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Il déteste la vérité par pudeur, parce qu’elle est nue.
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Chaque âge a ses problèmes. On les résout à l’âge suivant.
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Ceux qui ne pleurent jamais sont pleins de larmes.
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Quand ses amis sont borgnes, il les regarde de profil : côté œil crevé.
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Pour aller au bout du plaisir, il faut aimer plus que le plaisir.
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Où la pensée se raffermit, l’épithète se raréfie.
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Nos souvenirs sont le revers de nos espoirs.
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L’homme n’est libre que de choisir sa servitude.
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L’homme est parfois assez fou pour préférer le chagrin à l’oubli.