Auteur : Tahar Ben Jelloun
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La nature crée des différences, la société en fait des inégalités.
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Il faut dire et redire la laideur qui mène le monde.
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L’homme qui, du désert ne saccage point la légende, ne peut subir l’outrage.
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Dire oui à tout et à tout le monde, c’est comme si on n’existait pas.
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Une bibliothèque est une chambre d’amis.
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Un vieux a le droit de se répéter: c’est un acquis et un privilège de l’âge.
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Toujours présente, jamais pesante, telle devrait être la devise de toute amitié.
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On est tous à la recherche d’une frontière, une ligne claire entre le rêve et le réalité.
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La morale, ça ne sort personne de la fosse commune.
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Trop de raison dans les sentiments, ça les abîme souvent.
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Quand il y a des certitudes, il n’y a plus d’amour.
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On ne peut aimer que si l’on est ivre de vie.
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Le carré de l’hypoténuse parlementaire est égale a la somme de l’imbécillité construite sur ses deux côtés extrêmes.
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L’ami est-il celui qu’on peut déranger? Oui, surtout s’il peut être utile.
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La raison qui ne dort jamais produit des monstres.
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La poésie ne peut se permettre l’humour.
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Les grands créateurs n’ont pas le monopole de la souffrance.
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Seuls les yeux ne vieillissent jamais : l’âge passe et ne touche pas le regard.