Auteur : Thomas Bernhard
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Tout, chez tout le monde, n’est que divertissement, dérivatif à la mort.
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Seul l’imbécile admire, l’intelligent n’admire pas, il respecte, estime, comprend, voilà.
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L’humanité est un gigantesque Etat qui, soyons sincères, à chaque réveil nous donne la nausée.
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le temps fait toujours de ses témoins des témoins oublieux.
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La vérité, c’est bien que je me fais l’effet d’un mort, d’un mort qui a encore à vivre.
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La mort ne doit en aucune façon redresser l’image que nous avons d’un homme.
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La jeunesse est un défaut… Mais le défaut de l’âge, c’est de voir les défauts de la jeunesse.
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Se faire comprendre est impossible.
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Plus les gens deviennent cultivés, plus leur bavardage devient insupportable.
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Les maladies sont le plus court chemin de l’homme pour arriver à soi.
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Le sport amuse les masses, leur bouffe l’esprit et les abêtit.
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Je ne me supporte pas moi-même, et, moins encore, une meute de gens comme moi.
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Je déteste les hommes, mais ils sont en même temps mon unique raison de vivre.
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Celui qui lit tout n’a rien compris.