Il n’y a point d’assujettissement si parfait que celui qui garde l’apparence de la liberté ; on captive ainsi la volonté même.
L’homme est né libre, et partout il est dans les fers. Tel se croit maître des autres, qui ne laisse pas d’être plus esclave qu’eux.
En ce qu’ils ont de commun, les deux sexes sont égaux ; en ce qu’ils ont de différent, ils ne sont pas comparables.
Si le grand nombre des mendiants est onéreux à l’Etat, de combien d’autres professions qu’on encourage et qu’on tolère n’en peut-on pas dire autant !
Quand je paye une dette c’est un devoir que je remplis ; quand je fais un don c’est un plaisir que je me donne.
L’essentiel est d’être ce que nous fit la nature ; on n’est toujours que trop ce que les hommes veulent que l’on soit.
Tout est dans un flux continuel sur la terre. Rien n’y garde une forme constante et arrêtée, et nos affections qui s’attachent aux choses extérieures passent et changent nécessairement comme elles.
Quand je ne vis plus les hommes, je cessai de les mépriser ; quand je ne vis plus les méchants, je cessai de les haïr.
Ce sont nos passions qui nous rendent faibles, parce qu’il faudrait pour les contenter plus de forces que ne nous en donna la nature.