Auteur : Pierre Corneille
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Les esprits généreux jugent tout par eux-mêmes.
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Celui-là fait le crime à qui le crime sert.
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Le vrai savoir donne plus lieu de trembler que de s’enorgueillir.
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Le trop de confiance attire le danger.
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Le temps de chaque chose ordonne et fait le prix.
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Le sujet d’une belle tragédie doit n’être pas vraisemblable.
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Le reste ne vaut pas l’honneur d’être nommé.
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Le feu qui semble éteint souvent dort sous la cendre.
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Je vais t’assassiner d’un seul de mes regards . . .
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L’amour est un grand maître, il instruit tout d’un coup.
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La raison et l’amour sont ennemis jurés.
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La plus fausse apparence a droit de nous troubler.
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La liberté n’est rien quand tout le monde est libre.
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La guerre civile est le règne du crime.
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Je cherche le silence et la nuit pour pleurer.
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La grâce est aux grands cœurs honteuse à recevoir.
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Il n’est plus temps d’aimer alors qu’il faut mourir.
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Il ne faut craindre rien quand on a tout à craindre.
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Il faut bonne mémoire après qu’on a menti.
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Hélas ! je sors d’un mal pour tomber dans un pire.
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Etre esclave de soi est le plus pénible des esclavages.
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Et, monté sur le faîte, il aspire à descendre.
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En voulant éviter un défaut, les sots se jettent dans le défaut contraire.
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C’est n’aimer qu’à demi qu’aimer avec réserve.
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Et j’abattrai d’un coup sa tête et son orgueil.
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Et je dirais que je vous aime, – Seigneur, si je savais ce que c’est que d’aimer.
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L’autre, par Néron dans le vice abîmé, – Ramènera ce luxe où sa main l’a formé.
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C’est peu de dire aimer, Elvire : je l’adore.
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Devine, si tu peux, et choisis, si tu l’oses.
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De sa haine aux abois la fierté se redouble.
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Cette obscure clarté qui tombe des étoiles.