Auteur : Pierre Corneille
w
Que la vengeance est douce à l’esprit d’une femme !
w
Quand la perte est vengée, on n’a plus rien perdu.
w
Qu’aisément un esprit qui se laisse flatter – S’imagine un bonheur qu’il pense mériter !
w
Pratiquez vos conseils ou n’en donnez pas.
w
Pour le faire tomber, j’abattrai son appui.
w
Plus le péril est grand, plus doux est le fruit.
w
Pison a l’âme simple et l’esprit abattu.
w
Père dénaturé, malheureux politique !
w
Où le péril égale, et passe le plaisir, – Il faut se faire force, et vaincre son désir.
w
On retire souvent le bras pour mieux frapper.
w
On peut changer d’amant, mais non changer d’époux.
w
On n’est point criminel quand on punit un crime.
w
On néglige aisément un homme qui néglige.
w
On garde sans remords ce qu’on acquiert sans crime.
w
On est toujours trop prêt quand on a du courage.
w
On aime point à voir ceux à qui l’on doit tant.
w
On a peine à haïr ce qu’on a bien aimé – Et le feu mal éteint est bientôt rallumé.
w
O Ciel ! Que de vertus vous me faites haïr !
w
A ce que je puis voir, vous avez combattu, Prince, par intérêt plutôt que par vertu.
w
Mon mal augmente à le vouloir guérir.
w
Non, je ne pleure point, Madame, mais je meurs.
w
Mais quoi? toujours du sang, et toujours des supplices !
w
Mais l’acier des bourreaux fut plus prompt à trancher.
w
Mais encore faut-il «être bien né» !
w
Ma plus douce espérance est de perdre l’espoir.
w
Ma mort était ma gloire, et le destin m’en prive. . .
w
L’unité d’action consiste, dans la comédie, en l’unité d’intrigue.
w
L’obéissance est un métier bien rude.
w
L’exemple souvent n’est qu’un miroir trompeur.
w
Leur abord fut bien prompt, leur fuite encor plus prompte.
w
O rage ! O désespoir ! O vieillesse ennemie !