Auteur : Pierre Corneille
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Adieu, trop malheureux et trop parfait amant.
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Abattons sa superbe avec sa liberté.
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Abandonner mon camp en est un (crime) capital, – Inexcusable en tous et plus au général.
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A vaincre sans péril, on triomphe sans gloire.
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A raconter ses maux souvent on les soulage.
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A qui sait bien aimer il n’est rien d’impossible.
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Soyez prêt à demain.
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Soyez donc notre avocate, tournez vers nous ces yeux qui ne sont que miséricorde.
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Souvent qui tarde trop se laisse prévenir.
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Source délicieuse, en misères féconde, – Que voulez-vous de moi, flatteuses voluptés?
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Si vous voulez régner, faites régner l’amour.
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Seigneur, si j’ai raison, qu’importe à qui je sois?
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Où dois-je recourir, – O Ciel, s’il faut toujours aimer, souffrir, mourir?
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Rodrigue, as-tu du cœur?
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Qui n’appréhende rien présume trop de soi.
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Ce grand coeur qui paraît au discours que tu tiens.
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Qu’on est digne d’envie – Lorsqu’en perdant la force on perd aussi la vie !
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Qu’il fait bon avoir enduré ! Que le plaisir se goûte au sortir des supplices !
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Qui veut tout retenir laisse tout échapper.
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Qui veut pouvoir tout ne doit pas tout oser.
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Qui veut mourir, ou vaincre, est vaincu rarement.
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Qui se venge en secret, en secret en fait gloire.
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Qui se vainc une fois peut se vaincre toujours.
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Qui se laisse outrager mérite qu’on l’outrage.
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Qui ne craint point la mort ne craint point les menaces.
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Qui s’expose au péril veut bien trouver sa perte.
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Qui m’aima généreux me haïrait infâme.
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Qui ne sent point son mal est d’autant plus malade.
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Qu’en attente de ce qu’on aime une heure est fâcheuse à passer !
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Que venir, voir, et vaincre, est même chose en moi.
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Que peut-on m’ordonner que mon bras n’accomplisse?